Délégationde Seine-et-Marne

Et si comme Jacques vous deveniez bénévole au Secours Catholique de Seine-et-Marne ?

Nous l’appellerons Jacques. Ce n’est pas son vrai prénom mais peu importe. En prison on le surnommait « l’ancien ». Aujourd’hui, Jacques souhaite rester anonyme. Cet ancien détenu a décidé de mettre à profit sa solitude au fond de sa cellule pour monter un projet en vue de sa réinsertion après avoir purgé sa peine. C’est alors qu’il a croisé la route du Secours Catholique.

« Mon engagement au Secours Catholique m'a redonné confiance en moi » (photo d'illustration).

Jacques a 65 ans. Il est libre depuis 2013. Il a enfin payé sa dette à la société : « Les conditions de ma détention étaient très difficiles, la solitude et le remords me déstabilisaient. Le temps passait très lentement malgré le fait que je travaillais à l’intérieur même de la prison. »

Il décide alors d’entrevoir le soleil après les barreaux et de préparer activement sa sortie : « Mon projet avait trois ambitions. Aider les autres car je voulais rendre la pareille, ayant beaucoup été aidé par mes amis et ma famille tout au long de mon incarcération. Demander à mi-peine une liberté conditionnelle. Mettre à profit cette liberté conditionnelle pour commencer à me réinsérer dans la vie réelle. »

Jacques rédige minutieusement son projet. Il sollicite le Secours Populaire et le Secours Catholique. « Pourquoi le Secours Catholique ? Simplement parce que je suis catholique et que j’aime les valeurs véhiculées par l’association. » C’est finalement un autre détenu qui est choisi par le Secours Populaire. « J’ai rencontré la directrice du Secours Catholique de Meaux qui m’a rendu visite en prison. Nous avons beaucoup discuté. Je lui ai expliqué mon projet et ma motivation pour le mener à bien. Mon projet a été accepté par le Secours Catholique et par la direction de la prison. Je les remercie encore tous les deux aujourd’hui ! »

Le ton devient plus passionné. Une petite lueur brille au fond de ses yeux. « Tous les matins je quittais la prison et je me rendais au Secours Catholique pour offrir mon temps et surtout mettre mes compétences au service de l’association. J’ai rénové des locaux : bricolage et peinture. Cette période m’a fait beaucoup de bien et m’a aidé à me reconstruire. J’ai été écouté et soutenu par les bénévoles. J’ai trouvé la chaleur humaine qui me manquait en prison. »

Jacques reste silencieux quelques minutes. « Ce passage au service des autres m’a véritablement aidé. J’ai aimé rendre service. Je pense avoir rendu avec mes modestes moyens ce que les autres m’avaient donné dans les moments difficiles que j’ai connus. »

Et maintenant ? « Je continue aujourd’hui à aider un peu le Secours Catholique quand l’association a besoin de moi. Je suis disponible par exemple quand le Secours Catholique fait des quêtes alimentaires dans les magasins. »

Jacques insiste pour ajouter qu’il délivre ce témoignage « pour encourager tous ceux qui le souhaitent à s’engager dans une association. Le sentiment d’être utile […]. Mon engagement au Secours Catholique m’a redonné confiance. Il m’a également permis de surmonter le sentiment d’inutilité et l’isolement mental de l’incarcération. »

Il y a 36 façons d’être utile ! Quelle sera la vôtre ?

Si comme Jacques vous souhaitez donner un peu de votre temps, contactez-nous et rejoignez-nous sur Facebook.

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